La sonde doit être
mise en place dans des conditions d'asepsie stricte, sous la supervision ou par un
médecin ayant de l'expérience du cathétérisme artériel pulmonaire.
Un entraînement
électrosystolique doit être à disposition chez les patients porteurs d'une bloc de
branche gauche (BBG). Un ECG doit être branché en continu et les moyens de réanimation
cardiorespiratoire disponibles immédiatement.
La sonde doit être
montée ballonnet gonflé. Vérification de la bonne position de la sonde par une
radiographie de thorax en cas de montée à "l'aveugle".
Pour éviter la
perforation artérielle pulmonaire, l'infarctus pulmonaire ou les complications
thromboemboliques, il faut :
- rincer la sonde avec du sérum hépariné ;
- pouvoir surveiller en continu le tracé de la pression artérielle pulmonaire, la
modification du tracé doit faire suspecter la migration distale de la sonde ;
- ne jamais laisser le ballonnet gonflé trop longtemps en position capillaire ;
- lors de la mesure capillaire bloqué, arrêter le gonflage du ballonnet, dès que le
tracé de la pression capillaire bloqué est obtenu ;
- ne jamais gonfler le ballonnet avec un liquide ;
- éviter de rincer la sonde à haute pression lorsque le tracé devient amorti, sans
être sûr que la sonde n'est pas en position bloquée ;
- suspecter de principe la rupture artérielle pulmonaire en cas d'hémoptysie.
Les complications
valvulaires sont prévenues en limitant la durée de cathétérisme et en ne retirant pas
la sonde avec le ballonnet gonflé
Les complications
infectieuses sont prévenues par la mise en place de la sonde dans des conditions
d'asepsie stricte, une manipulation aseptique de celle-ci, son maintien moins de 72
heures. En cas du suspicion d'infection sur sonde, celle-ci doit être retirée et mise en
culture.