Le patient recevra une prémédication comportant l'administration d'un anxiolytique.
Le patient devra être à jeun et la zone de ponction lavée,
rasée et désinfectée. Il descendra en salle d'examen sans bijoux et
appareil dentaire enlevé. En cas d'allergie notamment à l'iode , une prémédication
spécifique anti-allergique sera administrée si possible au minimum 24 heures avant
l'examen et éventuellement complétée en début d'examen.
La coronarographie est un examen invasif non dénué de tout risque, le dossier médical
doit comporter obligatoirement les éléments ci-dessous :
le consentement
éclairé de l'examen signé par le patient.
Autorisation parentale
pour les enfants de moins de 18 ans.
Lettre du médecin
prescripteur.
Résultat biologique
récent. (NFS, plaquettes, ionogramme, urée, créatinine, coagulation).
valeurs
normales
Carte de groupe
(+agglutinines irrégulières)
Cahier infirmier (
température, pression, pulsation, traitement en cours, transmission IDE).
Anciens films de coronarographie
Avant de commencer l'examen, la mise en place d'une voie veineuse au
patient est obligatoire ainsi que le branchement d'un ECG en
continu. Sur la table d'examen, le patient sera installé en décubitus dorsal, la zone
de ponction sera désinfectée de façon large avec une solution antiseptique
(Bétadine®). Pour une ponction fémorale droite ou gauche, les deux plis inguinaux
seront désinfectés (dans le cas d'une ponction controlatérale). Dans le cas d'une
ponction humérale, la face antérieure du bras est désinfectée de 15 cm de part et
d'autre du pli du coude. Pour une ponction radiale, la face antérieure de l'avant bras et
le poignet sont désinfectés. Comme tout examen invasif, la coronarographie doit être
réalisée dans des conditions d'asepsie stricte.(Champs stériles, opérateurs en
casaque stérile...)
Différentes voies artérielles possibles :
Artère fémorale
Artère radiale
Artère humérale


Cathétérisme
Une fois l'introduction du desilet réalisée, la coronarographie peut commencer. On
introduit par le desilet, une guide métallique dont l'extrémité est souple et en forme
de J (non traumatisant pour la paroi artérielle). Il sera introduit dans un cathéter
(permettant l'opacification des artères coronaires droite ou gauche ou du ventricule
gauche) pour redresser ce dernier. Le guide est poussé en même temps que la sonde
(extrémité en J du guide toujours en avant de la sonde) jusqu'au dessus de la
valve aortique sous contrôle de scopie. Une fois la sonde arrivée, le guide est retiré,
un ensemble de raccord est branché à la sonde permettant alternativement la prise d'une
pression à l'ostium coronaire et l'injection de produit de contraste pour l'opacification
de l'intérieur de l'artère coronaire cathétérisée.
La méthode de Judkins consiste en l'utilisation de sondes à courbure préformée
permettant un cathétérisme sélectif des ostias coronaires.
Il s'agit de : - JL : sonde Judkins left pour le cathétérisme de l'artère
coronaire gauche
- JR : sonde Judkins right pour le cathétérisme de l'artère coronaire droite
- Pigtail : sonde en forme de queue de cochon pour opacifier le ventricule gauche
D'autres méthodes existes, utilisant toujours la voie percutanée mais
utilisent des sondes à
courbure spéciale : Sondes de Bourassa, sondes d'Amplatz.
Nomenclature des incidences
L'opérateur procède à plusieurs incidences pour une vue à la fois globale et précise
du réseau coronaire. Les différentes positions de l'appareil au cours de l'examen ont
une terminologie bien précise. Voici les notions de base (cliquer sur
"Incidences" pour le détail par artère coronaire)
Dans l'axe sagittal du patient.



Dans l'axe horizontal du patient.


Angor
instable.
Angor
d'effort sévère.
Infarctus
du myocarde en phase aïgue.
En cas de
reprise de douleurs post-pontage aorto coronaire ou post-angioplastie coronaire.
En cas de
suspicion de resténose.
En cas de
douleurs de type angineuse associées à une valvulopathie (aortique).
Ischémie
silencieuse diagnostiquée.
Bilan
pré-opératoire des patients valvulaires de plus de 40 ans.
Post
infarctus ( à quelques jours de la nécrose).
Coronarographie chez les patients suspects de malformations congénitales coronaires.
Chez le
patient transplanté (selon les équipes).
Cardiopathie dilaté 